Durant la Première Guerre mondiale, les Bretons ont servi de chair à canon pour avoir été envoyés en première ligne au front. L'objectif était double, commettre un génocide du peuple et de la culture bretonne, et réduire au maximum l'identité bretonne en laissant massacrer les descendants des celtes, ces gaillards connus pour leur courage et leur ténacité. Aujourd'hui, Paris a décidé de continuer le massacre en refusant de signer la Charte européenne des langues minoritaires, mettant de nouveau en danger l'existence et l'apprentissage de la langue bretonne. Les autres langues minoritaires de France sont également concernées. Avec le Grand Remplacement expliqué par Renaud Camus, avec les nouveaux projets de la France de vouloir répartir sur l'ensemble du territoire les populations des banlieues, sans oublier la pression de la globalisation, nos langues régionales sont encore plus menacées.

Promesses trahies. Le Président François Hollande et la France viennent encore de trahir le peuple breton et les autres minorités linguistiques. A la mi-mars, François Hollande a annoncé qu'il renonçait à ratifier la Charte européenne des langues régionales et minoritaires, contrairement à l'engagement 56 de son programme. Le Collectif Ellen-France, réseau européen pour l’égalité des langues et cultures régionales dont le siège se trouve à Carhaix, a été reçu à l'UNESCO le 15 mai. Il faut aussi mentionner que tous les représentants des langues régionales minoritaires de France ont accompagné la démarche du peuple breton. Pour les organisateurs, les langues basque, bretonne, catalane, créole, occitane, les langues régionales d'Alsace et de Moselle, les langues d'oïl et les langues d'outre-mer sont les vecteurs de cultures et d'identités multiples et sont pourtant mises en danger de mort par l'État français. Pourtant Vincent Peillon a expliqué dans l'émission Bourdin direct que les linguistes montrent que l’apprentissage précoce d'une langue régionale, comme nous le voyons en Bretagne, au pays basque ou dans le Pays d’Oc, favorise l’apprentissage du français.

 Demande d'asile. « Une délégation de 13 personnes, formée de représentants de la société civile, d’élus régionaux et de parlementaires, a été reçue pendant plus d'une heure le 15 mai à L'UNESCO. Au nom de leurs organisations, elles ont déposé une demande d'asile culturel rendue nécessaire par la conception française d'une société monolingue et uniforme. Cette vision archaïque conduit à la disparition de la diversité de langues que l'UNESCO a pour mission de protéger. Alors que la République française s'obstine à nier la réalité des langues et des cultures minoritaires de son territoire, qu’elle refuse de leur accorder le moindre statut légal et les exclue de la vie sociale, elle se fait le chantre de la diversité linguistique et culturelle à travers le monde », peut-on lire dans la déclaration du Collectif Ellen-France. Les délégués ont, en particulier, dénoncé l'abandon par le gouvernement de l'engagement solennel du président de la République (n° 56) de faire ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, l'adoption de mesures régressives et discriminatoires dans le projet de loi sur l'éducation, l'absence de tout progrès dans le projet de loi dit de «décentralisation». De nombreux parlementaires français de différents bords déploient leurs efforts pour ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. « Dans le respect de la promesse présidentielle, les délégués ont sollicité de l'UNESCO une intervention incitant la France à se conformer aux normes internationales dans le domaine du respect de la diversité des langues et des cultures. Cette démarche va dans le sens des droits de l'homme et de la protection du patrimoine culturel mondial, élément du développement durable de l'humanité », explique un membre d'Ellen-France. Les millions de locuteurs attachés à leurs langues et cultures ont décidé de poursuivre leurs actions jusqu'à la fin de toute discrimination. Tous réclament la reconnaissance pleine et entière de leur existence et de leurs droits, en France comme en Europe.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2013_05_22/Hollande-crache-sur-les-Bretons-et-les-langues-minoritaires/