De nombreux habitants de la région sont venus saluer et remercier l'auteur. La parution du livre, qui parle de ces premiers résistants de la France libre à l'heure où les Français se mobilisent contre le changement de société avec l'Islam, la loi Taubira et le diktat de l'Union européenne, peut être pris comme un symbole de la résurgence de l'esprit de cette France contre ce changement de société, même si l'auteur se défend de vouloir mélanger les faits historiques et la politique actuelle.

« La France est aujourd'hui différente. Je n'ai pas à juger. La France est un pays qui n'a plus de morale. Je ne pourrais pas être gaulliste car c'est appartenir à un parti politique. Je suis plutôt gaullien ».

Langue bretonne menacée. Un témoin de l'occupation allemande aujourd'hui âgé de 78 ans, bretonnant, natif d'Audierne, venu récupérer un livre dédicacé, fait remarquer, lorsque nous parlons des actes de ces Bretons patriotes de l'Ile de Sein : « Ces Bretons qui sont au gouvernement sont une honte pour la Bretagne car ils ne font rien. On a affaire à une bande de faux-culs car tous les Bretons qui sont au pouvoir et qui ont promis que la langue bretonne serait reconnue viennent de refuser la Charte des langues minoritaires. Elle passe à la poubelle tous les jours et quand je vois le Président du Conseil général du Finistère, Pierre MAILLE, défendre la culture bretonne alors qu'il ne parle pas un mot de breton, ça me fait rire jaune. » Le ton est lancé sur la position du pays et sur la politique du gouvernement. Jean-Paul Ollivier, également brittophone, donne aussi son avis sur la langue bretonne :« Elle connaît une certaine érosion car le breton était de tradition orale. Il faudrait que le breton soit bien ancré dans les écoles, ce qui n'est pas le cas même si on a les écoles Diwan car ce n'est pas très suivi. J'ai peur que ça se délite de cette façon.» Le témoin de l'Occupation allemande rajoute :« Au Pays de Galles, ils ont eu un député qui a mené une grève de la faim pendant des semaines pour reconnaître le gallois qui est devenu obligatoire pour avoir un emploi dans une administration. Paris se fout de la tête des Bretons. On a eu besoin de nous pour se faire casser la gueule comme durant la Première Guerre mondiale. »

 Sein. Au total, pendant la guerre, 128 Bretons sont partis de l'Ile de Sein. Avant l'appel du 18 juin, 21 résistants avaient déjà quitté Audierne via l'Ile de Sein pour l'Angleterre. « Ce livre est un projet qui me trotte dans la tête depuis longtemps car je suis breton de Concarneau. Je suis allé en reportage à l'Ile de Sein et j'aime les gens de cette île. Cette histoire de l'appel du 18 juin avait besoin d'être explicitée davantage. Il fallait rajouter des petits détails précis sur leur départ. Il fallait parler du travail du recteur de l'Ile de Sein, du rôle de l'abbé, du maire de l'île. Je voulais parler de toute cette coordination. Le recteur et le maire étaient des patriotes. Tout le monde était patriote sur l'île. Le patriotisme existait et existe encore je l'espère. Je pense que le patriotisme existe encore dans le for intérieur des gens. On défend un drapeau. Cela voulait dire aimer la France et être contre l'envahisseur. Ce sont des gens qui aiment la France, qui aiment leur pays et ça n'a rien à voir avec un parti politique. Ce sont ces gens qui sont prêts à se battre pour leur pays comme ils l'ont fait durant les deux conflits mondiaux. De Gaulle était détesté des hommes politiques mais le peuple le soutenait et pour cette raison, il a fait appel au peuple par référendum. On avait une France morale qui souhaitait le bien du pays. Dans leur île, ils ne voulaient pas voir arriver l'envahisseur. Il fallait répondre à l'appel de ce général qui demandait que s'organise la résistance », conclut Jean-Paul Ollivier.
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